Secteur de l’IT en Tunisie VS Secteur de l’IT en France

L’employabilité et le chômage sont des sujets prioritaires aussi bien en Tunisie qu’en France. Afin de scruter l’écosystème, l’IACE a publié son rapport national de l’emploi. L’étude en dit gros sur la situation du secteur de l’IT en Tunisie.

En tant que jeune diplômé spécialisé en IT et à la recherche d’un emploi, pas mal de questions traversent votre esprit : Le marché de l’emploi est-il saturé ? Quel portrait d’informaticien a-t-on tendance à recruter le plus ? L’expérience professionnelle est-elle exigée ? 

Mais l’interrogation ultime est incontestablement la suivante : quelles destinations sont les plus convoitées par les informaticiens

Quel portrait IT a-t-on tendance à recruter actuellement ?

Croisons les résultats de différentes études menées en Tunisie et en France pour vous apporter toutes les réponses à ces questions. 

Secteur de l’IT : l’inadéquation entre l’offre et l’emploi est persistante 

Que l’on se le cache ou pas, les indicateurs que relève le quatrième rapport national de l’emploi publié fin septembre par l’IACE, gangrènent la santé économique de la Tunisie. 

La majorité écrasante des interrogés (80%) estime que le marché dans leur domaine de compétences est saturé. Cette même portion croit que la saturation du marché de l’emploi est le motif principal du chômage. Le taux de chômage enregistré pour le deuxième trimestre est de 15.3%, selon l’INS. 

Durant cette même période, le taux de chômage n’est que de 8,5% en France. 

Autre source de frustration : les profils hors IT sont les plus recherchés. Selon l’IACE, les entreprises sont plutôt à la quête des professions élémentaires : les manœuvres des mines, les métiers de la construction et du bâtiment, l’industrie et la manufacture, le transport et les vendeurs… 

Mais, en France, il existe 80 000 postes vacants en IT, fait remarquer la Direction de l’animation de la recherche des études et des statistiques (Dares). 

Essayons de recenser les résultats : bien que le taux de chômage soit à son plus bas niveau depuis dix ans, la pénurie de compétences en informatique en France est en hausse. 

Pour la Tunisie, le taux de chômage stagne depuis des années, et les profils IT ne sont nullement le premier stock à absorber par les entreprises. 

D’un point de vue macroscopique, la situation est la même dans les deux pays. Les chiffres confirment l’inadéquation entre les compétences des talents et celles recherchées par les employeurs.

Mais, il y a toujours un mais ! La France fournit des efforts considérables pour s’y mettre. 

En Tunisie, on avance à petits, (très petits) pas de l’anticipation à l’action. 

Les entreprises IT sous la loupe 

La guerre des talents oblige l’entreprise d’aujourd’hui à s’adapter. D’abord, Elle s’adapte pour attirer. Ensuite, pour fidéliser. Et enfin, pour rivaliser avec ses concurrents dans le secteur IT en toute force. L’entreprise d’aujourd’hui ne se veut plus “la corvée” de ses collaborateurs. Pour des résultats optimaux, l’entreprise IT d’aujourd’hui repense l’amélioration du cadre du travail. 

Les entreprises françaises sont plus souples avec leurs collaborateurs.

C’est le cas de la France où les entreprises adoptent de nouveaux modes de flexibilité.

78% des entreprises françaises permettent à leurs collaborateurs de bénéficier de ces formes de flexibilité. 

Protime et SD Worx s’étaient intéressés à ce sujet. 

De leurs toutes récentes études ressort que les entreprises françaises sont souples quand il s’agit du lieu et horaire de travail : 48% des employeurs offrent la possibilité à leurs salariés de pouvoir travailler : à domicile, en coworking space ou au bureau. 

Cependant, la situation en Tunisie reste jusque-là inchangée. 

En se référant toujours au rapport de l’IACE, 41% des Tunisiens refusent une ou plusieurs offres de travail à cause des conditions du travail. 

La rigidité des entreprises démotive de plus en plus les employés Tunisiens : absence de flexibilité des horaires ou encore des avantages sociaux. 

Et les chiffres sont parlants : 

33,6 % des entreprises tunisiennes n’accordent pas des congés payés

83,5% des entreprises tunisiennes ne donnent pas accès à leurs produits bonifiés  

82,4% des entreprises n’offrent pas des tickets restaurants 

76,5% des entreprises tunisiennes ne remboursent pas les frais de transport

Pour conclure, en Tunisie, la création des conditions favorables pour les diplômés de la filière IT reste très timide.

Et … en attendant que les décideurs remédient à toutes ces insuffisances, un spécialisé IT doit penser à développeur sa carrière à l’étranger.

May Msehel
May Msehel
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