Jeunes diplômés : insertion rapide sur le marché de l’emploi

Jeunes diplômés : insertion rapide sur le marché de l’emploi

Le dernier baromètre de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés publié par l’Association Pour l’Emploi des Cadres (Apec), confirme une amélioration de la situation des jeunes diplômés sur le marché français. Cette situation se caractérise par un accès à l’emploi plus rapide et une insertion plus facile.

Jeunes diplômés en France : une insertion aisée

En se basant sur un échantillon représentatif de la promotion 2017, l’Apec affirme une progression du taux d’emploi en France. Cela est vrai en particulier pour les 6 mois après l’obtention du diplôme. 94% des jeunes diplômés de 2017 sont passés par une expérience professionnelle durant l’année suivant l’obtention du diplôme. Le taux d’emploi à 6 mois s’élève à 76%.

Il s’agit d’une insertion sur le marché de l’emploi qui devient de plus en plus facile. En effet, la promotion 2016 aussi a connu un taux d’insertion des jeunes diplômés supérieur à celui de la promotion 2015. Cette amélioration de l’insertion professionnelle dont bénéficient les jeunes diplômés en France continue donc à se stabiliser.

  Evolution du taux d’emploi à 6 mois des jeunes diplômés des promotions 2015, 2016 et 2017 en France

  Evolution du taux d’emploi à 6 mois des jeunes diplômés des promotions 2015, 2016 et 2017 en France 

Situation des jeunes diplômés en Tunisie

En revanche, le chômage des jeunes diplômés en Tunisie continue à être difficile à contenir. Les mesures prises par les différents gouvernements tunisiens depuis plusieurs années semblent inefficients pour lutter contre ce phénomène. Le SIVP (subvention étatique de l’emploi), les incitations fiscales et les embauches dans le secteur publique sont inefficaces.

Les derniers chiffres sur l’emploi en Tunisie, présentés par l’INS (Institut National de la Statistique) le prouvent. L’enquête annonce un taux de chômage des diplômés de l’enseignement supérieur qui s’élève à 28.2% au premier trimestre de 2019.

Cela explique une tendance qui s’accroît chez les ingénieurs tunisiens : quitter la Tunisie pour décrocher un contrat à l’étranger, en particulier en France. Les déclarations de Oussama Kheriji, doyen de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (OIT) confirment cette tendance. En effet, environ 3000 ingénieurs tunisiens quittent le pays chaque année.

CDI, rémunération et statut : Quelle type d’insertion pour ces jeunes diplômés ?

Le chômage des diplômés n’est pas le seul facteur incitant la migration des ingénieurs tunisiens à l’étranger. Sur le marché français, l’accélération de l’insertion des jeunes diplômés maghrébins n’est pas un phénomène isolé. Elle s’est accompagnée d’une amélioration des conditions de l’emploi. Il s’agit donc d’un facteur additionnel de motivation pour cette catégorie de demandeurs d’emploi

De meilleures conditions pour les jeunes diplômés

En effet, la part des CDI dans les embauches des jeunes diplômés en France est en hausse. Pour la promotion 2017, 68% des diplômés en poste ont décroché un CDI, contre 62% en 2016. L’étude de l’Apec indique aussi l’augmentation de la part des jeunes diplômés occupant un statut de cadre. Ces emplois moins dépendants du secteur public,offrent aussi de meilleures rémunérations. Le résultat est une plus grande satisfaction éprouvée par les jeunes diplômés en ce qui concerne les différents aspects de leurs jobs.

Part des CDI dans les embauches des jeunes diplômés des promotions 2016 et 2017 en France

Toujours d’après Kheriji, les salaires allant de 1000 à 1200 D ne motivent plus les jeunes diplômés tunisiens, dont plusieurs préfèrent quitter le pays, attirés par des salaires allant de 2000 à 3000 euros par mois pour les débutants et les jeunes expérimentés. En outre, le rapport de l’OCDE, publié en 2018, indique que les embauches en Tunisie se font la plupart du temps sous CDD.

L’informatique : secteur privilégié pour les jeunes diplômés ?

Malgré l’accélération de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés en France, certaines inégalités interdisciplinaires persistent. Le taux d’emploi a atteint 90% chez les jeunes diplômés des Sciences Technologiques. Pourtant, il n’est qu’à 85% pour l’ensemble des sections.Il est donc clair que certains profils bénéficient plus que d’autres de cette bonne conjoncture.

En effet, 32% des jeunes diplômés des Sciences Technologiques occupent un emploi dans la fonction informatique : un domaine d’activité qui s’avère privilégié au sein du marché français. C’est un secteur en croissance continue. Il apporte des conditions d’emploi favorables et une insertion dans l’emploi stable et durable. Il s’agit par conséquent d’un secteur qui présente plusieurs caractéristiques fortes

Jeunes diplômés tunisiens en informatique : tendances migratoires

Emploi en France
diplômés tunisiens en ingénierie informatique : la migration s’accélère

Cela n’est pas sans corrélation avec la mobilité des compétences et la migration des diplômés tunisiens. La remarque du doyen de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens le confirme. D’après lui, l’ingénierie informatique est un secteur particulièrement caractérisé par la migration des ingénieurs tunisiens à l’étranger. Cette migration des diplômés tunisiens spécialisés en informatique est une tendance qui s’accroît très rapidement.

Les SSII : quel rôle dans l’insertion des jeunes diplômés dans le marché de l’emploi ?

Le rôle des entreprises de services du numérique (ESN), ou sociétés de services en ingénierie informatique (SSII) est crucial. Elles sont parmi les principaux pourvoyeurs d’offres d’emploi du secteur des activités informatiques en France. Elles contribuent à améliorer les conditions de l’insertion dans le marché chez les jeunes diplômés. Les recrutements se font en particulier dans le secteur des activités informatiques et de nouvelles technologies.

Les SSII évoluent dans un environnement très concurrentiel. L’encadrement, la mise en disposition du personnel et la rapidité des procédures, les aident à se positionner comme des acteurs majeurs du recrutement.

Les jeunes diplômés au cœur d’une économie en pleine expansion

Les SSII en France réalisent une croissance s’élevant en moyenne à 3,6%, depuis l’année 2000. Ce chiffre est annoncé par le rapport sur les sociétés de services informatiques, publié en 2018 par l’Insee.

Pour ces sociétés, dont les offres sont largement destinées à des profils juniors, les cadres constituent 75% des effectifs. Le même rapport indique, qu’en 2015, 48% des cadres informaticiens en France sont rémunérés par le secteur des services informatiques.

Les SSII : acteurs majeurs de recrutement en pleine expansion

Une politique qui cible les jeunes diplômés

Les SSII en France préservent une politique de recrutement ciblée sur les jeunes diplômés et les jeunes expérimentés. Selon une étude intitulée “Le marché de l’emploi cadre dans l’informatique et les télécommunications” publiée par l’Apec en 2013, les jeunes diplômés, ayant moins d’un an d’expérience constituent 33% du poids des recrutements dans les SSII, contre 37% pour les cadres de 1 à 5 ans d’expérience. Les deux catégories combinées constituent donc 70% des recrutements dans les sociétés de services informatiques.

Jeunes diplômés tunisiens : une cible adéquate des SSII

Cette politique menée par les SSII fait des profils juniors tunisiens une cible importante et potentielle. En effet, la situation de chômage chez les jeunes diplômés tunisiens est due à une inadéquation quantitative et non qualitative. En effet, le paradoxe tunisien de l’emploi s’explique par une surproduction des diplômés. Le marché tunisien n’arrive pas à absorber le surnombre en totalité : Il y a trop de nouveaux diplômés chaque année en Tunisie. Il existe un gouffre entre l’offre et la demande sur le marché de l’emploi tunisien. Cela a causé une situation de sous-emploi chez les diplômés. Les salaires peu motivants et les conditions de travail précaires en sont aussi la conséquence. Du coup, les SSII en France, en visant les profils juniors, se révèlent être un eldorado des jeunes diplômés tunisiens !

Saisir l’occasion en tant que jeune diplômé ?

Les politiques d’éducation et de formation massives déployés par l’état tunisien depuis plus de deux décennies, montrent aujourd’hui leurs limites. Le surnombre des diplômés, les salaires peu motivants et l’insuffisance des mécanismes d’absorption du flux des nouveaux diplômés, incitent ceux-ci à la migration et à la recherche de nouvelles opportunités.

SSII en France
Sintegra Consulting : partenaires des SSII au Maghreb

Dans une conjoncture actuelle très favorable aux jeunes diplômés sur le marché de l’emploi français, soutenue par une croissance continue des ESN, ces dernières ont maintenant la possibilité de venir rencontrer et recruter leurs futurs collaborateurs directement au maghreb (Tunisie, Maroc, Algérie) !

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